LA CHYTRIDIOMYCOSE

L'auto-médication est dangereuse, un professionnel formé est le plus à même de soigner votre loulou. Les médicaments nommés le sont uniquement pour votre vétérinaire.

Photos sous le texte.


La chytridiomycose est une maladie infectieuse fatale affectant les amphibiens (anoures, urodèles et gymnophiones). 
C'est une maladie émergente provoquée par le chytridiomycète Batrachochytrium dendrobatidis, qui contribue au déclin des populations d'amphibiens dans le monde entier ; En 2004, elle affectait déjà 30 % des espèces mondiales d'amphibiens. « En moins de trente ans, les scientifiques estiment que plus de 120 espèces ont disparu et 435 ont fortement régressé »3.
En Europe, les premières mortalités massives dues à ce champignon ont d'abord été constatées en Espagne, puis en France, en Suisse, en Grande-Bretagne. Il ne faut pas cependant céder à la paranoïa dans nos aquariums aucun risque A MOINS d' incorporer des plantes de rivières, des insectes, tétards de grenouilles ou autres anoures, là effectivement vous pouvez potentiellement infecter votre ou vos vos bacs et décimer toute votre population !
Les sympthômes : Léthargie et desquamation de la peau (chez les juvéniles quelques cm, mycose de la bouche). Les amphibiens de nos rivières y sont devenus sensibles probablement à cause de la pollution qui leur a ôté une part importante de leur immunité. Des mortalités de salamandre tachetée et de crapaud alyte ont été constatées dans les Pyrénées.
Un vétérinaire spécialisé : "C'est forcément compliqué, la majorité des antifongiques sont contre-indiqués. On peut utiliser le chloramphénicol qui est un antibiotique mais qui semble avoir une action sur ce champignon. Mais il peut y avoir des effets secondaires ( aplasie, anémie )..."
Un autre a également préconisé un antibiotique : Itraconazole, fluconazol  contre Chytridiomycose. Donc vous pourrez vous appuyer sur ces conseils auprès de votre propre vétérinaire. Mais je rappelle que ce champignon ne peut arriver dans votre bac si vous respecter les principes cités plus hauts.

Au début on distingue juste une tâche sombre au niveau de la bouche.
Les extrémités commencent à foncer sur les axolotls de couleurs claires.
Le champignon s'étend de plus en plus de façon ensuite très rapide sans traitement l'issu est fatale.
Sur les couleurs foncées les extrémités blanchissent.
Merci à Valériane Fuchs d'avoir partagé ses photos avec Axolotls et Cie pour aider d'autres membres.

"En ce qui concerne la chytridiomycose, il y en a actuellement deux sortes.

 

- Batrachochytrium dendrobatidis (Bd), qui touche toutes sortes d'amphibiens partout dans le monde

- Batrachochytrium salamandrivorans qui est responsable de mortalités chez des salamandres       européennes.

 

La "Bd" est portée sans signes cliniques par certaines espèces d'amphibiens, mais aussi par les têtards. Elle n'infecte que les zones kératinisées de la peau (=uniquement le bec, non vital, chez les têtards).

 

Il y a une grosse problématique de disparition d'espèces en milieu sauvage. La problématique en captivité peut aussi être dramatique...    

 

Docteur Sylvain Larrat

38 rue du Danemark, 56400 Brec'h               Tél : 02 30 06 06 06

 http://www.cliniqueveterinaire-benjaminfranklin.com/ .

Vétérinaire exclusif NAC, animaux exotiques, faune sauvage et aquatique 

Diplomate of the American College of Zoological Medicine 

Professeur associé, faculté de médecine vétérinaire, Université de Montréal

Clinique vétérinaire B. Franklin, Auray, Bretagne, France.

 

 

L'animal peut en être porteur sans aucun signe clinique. Donc si l'on élève depuis l'œuf le juvénile et que l'on sait que jamais un seul élément extérieur n'a été apporté dans l'aquarium, (tel des plantes, pierres non bouillies)  aucun souci. En revanche si l'on achète, adopte un axolotl à une tierce personne, rien n est garanti, à moins d'avoir l'historique complet de l'individu. 

Un champignon asiatique microscopique est à l'origine d'une crise de la biodiversité majeure, la plus importante jamais connue. Il a entraîné un déclin sans précédent parmi des centaines d'espèces d'amphibiens, dévorant leur peau jusqu'à provoquer un arrêt cardiaque. Une catastrophe écologique pourtant passée longtemps inaperçue.

Un champignon qui dévore la peau des grenouilles

Batrachochytrium dendrobatidis appartient à la famille des chytrides, des champignons aquatiques qui consomment habituellement de la matière organique en décomposition. Mais, contrairement à ses congénères, Bd s'attaque à tous les amphibiens vivants : grenouilles, salamandres, tritons... Il dévore leur peau et entraîne des desquamations et des ulcérations profondes. Comme les batraciens utilisent leur peau, très perméable, pour respirer, l'infection finit par provoquer un arrêt cardiaque. Sa virulence est particulièrement élevée chez certaines espèces, où la mortalité peut atteindre 100 %. Plus de 30 espèces d'Atelopus, des petites grenouilles d'Amérique centrale, ont ainsi été entièrement décimées.

Une dissémination mondiale favorisée par les échanges internationaux

Identifié en 1998, la "Bd" a pourtant commencé ses ravages dès les années 1970. Mais, c'est dans les années 1980 que l'épizootie a connu un pic, notamment sur le continent américain. Originaire d'Asie, le champignon s'est rapidement étendu au monde entier à la faveur des échanges internationaux. L'Europe semble avoir été moins touchée, mais selon les chercheurs, la catastrophe pourrait être survenue avant d'avoir été remarquée sur le continent : des déclins massifs d'amphibiens ont, en effet, eu lieu dans les années 1950 et 1960.

Attribués à l'époque à l'intensification de l'agriculture, ils pourraient en réalité avoir été causés par le pathogène. Curieusement, la maladie semble avoir épargné l'Asie, d'où elle provient pourtant. Les chercheurs avancent l'hypothèse que les amphibiens asiatiques ont pu s'adapter pour résister au pathogène. Cependant, il est aussi possible que les espèces y soient tout simplement moins bien étudiées.

Une nouvelle souche qui décime les salamandres européennes

Le déclin semble heureusement ralentir ces dernières années. Mais, sur les 501 espèces en déclin, à peine 12 % ont commencé à se rétablir, et 39 % connaissent toujours une diminution. De plus, le champignon émerge dans de nouveaux endroits jusqu'ici épargnés, comme la Papouasie-Nouvelle Guinée ou Madagascar.

Une nouvelle souche du champignon, Batrachochytrium salamandrivorans, a récemment débarqué en Europe via le commerce d'amphibiens et semble particulièrement virulent chez les salamandres locales. Une étude de Naturede 2017 montrait ainsi un effondrement massif des populations affectées. Les États-Unis et le Canada se sont déjà dotés de mesures préventives, en interdisant l'importation de 201 espèces de salamandres. En Europe, le risque d'une nouvelle extinction massive n'est pas à exclure.

Nouvelle souche !!!

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